Pour la première fois, une étude menée par l’Université Cornell sur des rats distingue le rôle de l’hippocampe dans le cerveau dans deux fonctions de la mémoire : l’une qui se souvient des associations entre le temps, le lieu et ce que l’on a fait, et l’autre qui permet de prédire ou de planifier l’avenir à partir d’actions basées sur les expériences passées. Cette découverte révèle donc que ces deux tâches de mémoire, toutes deux codées dans l’hippocampe, peuvent être séparées. 🔎 L’étude publiée dans Science utilise des techniques optogénétiques avancées pour désactiver un type de mémoire tout en conservant l’autre. “Nous avons découvert que deux codes neuronaux différents soutiennent ces aspects très importants de la mémoire et de la cognition et peuvent être dissociés, comme nous l’avons fait expérimentalement”, a déclaré Antonio Fernandez-Ruiz, co-auteur de l’étude. 💡 Cette découverte a des implications importantes pour le traitement un jour des problèmes de mémoire et d’apprentissage rencontrés dans la démence et la maladie d’Alzheimer. “En examinant quel type de déficits de mémoire surviennent chez un patient”, a déclaré Fernandez-Ruiz, “nous pouvons essayer de déduire quel type de mécanisme neuronal sous-jacent a été compromis, ce qui nous aidera à développer des interventions plus ciblées”. Cette découverte est donc une bonne nouvelle pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer et la démence : cela pourra offrir des opportunités pour des diagnostics et des traitements améliorés. ✅ |
Qui a dit que la pratique de l’archéologie se limitait à des fouilles minutieuses dans des endroits reculés de la Terre ? Parfois, des traces de notre passé sont retrouvées au détour de banals terrains de construction urbains, d’autres fois, ce sont des séismes qui font réapparaître des trésors. Récemment, ce sont des satellites qui ont permis à des chercheurs de découvrir des vestiges de l’Empire romain. 👏 En effet, des photographies récemment déclassifiées ont révélé l'existence de centaines d'anciens forts romains jusqu'alors inconnus dans les déserts du Moyen-Orient, plus précisément dans les déserts de Syrie et d’Irak. Nous sommes au début de notre ère, entre le deuxième et le sixième siècle. Il s’agit de la frontière de l’Empire Romain, et pourtant, plusieurs forts y sont construits. Mais à quoi servent-ils ? En 1934, l’archéologue français Antoine Poidebard suggère dans une étude que ces fortifications font office de ligne de défense contre les menaces extérieures. Mais il y a une centaine d’années, ce chercheur n’avait pas accès à nos technologies actuelles, comme les satellites de renseignement ultra-sophistiqués de la CIA. 🇺🇸 En se basant sur les images prises par les satellites américains, une nouvelle équipe d’archéologues est alors parvenue à percer le mystère de ces forts romains. Ils ont en effet remarqué que ces forts ne pouvaient constituer une ligne de défense solide. Ces forts ne pouvaient donc pas servir à contenir une invasion. D’après Arkeonews : “Cette découverte confirme la théorie selon laquelle ces forts auraient pu servir à protéger les caravanes commerciales, à faciliter la communication et les échanges interculturels.” 🗣 |